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Poste de blog invité # 3 La maladie de Lyme au Québec Suite … Partie 2


Écrit par Vanessa Grenier, Traduit en anglais par Jim Lindl

Ma spirale dans les profondeurs de l’enfer

C’est le 20 Juillet 2016 que je rencontre enfin le Docteur spécialiste de la maladie de Lyme situé à Plattsburgh aux États-Unis. J’ai la chance d’habiter à moins de deux heures de route de son bureau. Cette journée-là, ma mère, bien que sceptique, m’accompagne dans mes démarches.

Avant la rencontre avec le médecin, j’ai dû remplir environ 10 questionnaires, payer la moitié des frais (en devise américaine) par carte de crédit et mettre à jour mon passeport. Les frais pour consulter ce médecin sont de 900$ US, ce qui équivaut à environ 1300$ CAD. Sur place, il y a les frais pour le test au laboratoire Ingenex qui sont de 300$ CAD… Bref, je peux vous dire que, pour défrayer tout cela, j’étais déterminée et convaincue.

Au départ j’ai rencontré l’infirmière du médecin pendant une heure, j’ai fait la longue liste de mes symptômes qui m’affligent depuis 2010, l’infirmière a été très compréhensive. Il y avait enfin quelqu’un qui me croyait… Enfin quelqu’un qui comprenait toute ma souffrance. Ça été un soulagement si intense que dans son bureau, je pleure, je ne peux pas arrêter de pleurer.                Depuis 7 ans je fais face à ce qui est presque de l’intimidation de la part des médecins, de mes amis et même de ma famille… Quand personne ne te croit, il y a de quoi devenir fou.              Bref, après toute ces émotions, c’est maintenant le temps de rencontrer le médecin qui allait me sauver la vie.

Dans le bureau du docteur, je n’ai plus d’énergie, je suis complètement vidée. Elle me parle en anglais qui est ma langue seconde et elle parle très vite… Je m’efforce de rester alerte, comme une malade de Lyme peut le faire.  Elle me fait finalement un diagnostic clinique : Maladie de Lyme. J’avais enfin des mots à mettre sur cette douleur. Je pouvais enfin comprendre ce qui m’arrivais, après sept ans d’enfer. Elle me dit que nous ferons un test sanguin, pour confirmer le diagnostic, mais dès aujourd’hui je peux quitter avec ma prescription d’antibiotique, que je devrai prendre pendant deux ans. J’ai un diagnostic clinique, je suis soulagée mais le doute qui plane au-dessus de moi depuis les sept dernières années reste encore. J’attends les résultats sanguins avec impatience.

Il faut savoir qu’ici, au Québec, les prescriptions des médecins américains ne sont pas reconnues par les pharmacies, ni remboursées par l’assurance maladie. J’ai dû envoyer ma prescription en Ontario dans une pharmacie secrète pour qu’ils m’envoient mes médicaments par la poste. Le coût des médicaments s’élève à 1800$ pour trois mois. Trois mois plus tard, je devrai payer un rendez-vous téléphonique avec le docteur au coût de 300$ Canadien pour 20 minutes de consultation. Ce n’est pas tout, le médecin m’a prescrit plusieurs produits naturels qu’elle vend directement à son cabinet, encore une fois, 600$ CAD pour trois mois de produits.

Selon mes calculs, pour les deux ans de traitement, je devrai défrayer pas loin de 20 000$ CAD. J’étais apeurée, mais devant l’ignorance de mon gouvernement, je n’avais aucune autre option.

Je me fixe donc une date de début, car je dois débuter un régime paléo (sinon il y a un risque de C. Difficile), je dois arrêter de fumer, ne plus boire d’alcool, dormir dès 11h le soir et prendre 5 antibiotiques simultanément ainsi que tous les produits naturels.

Le 1 septembre est ma date. Ma vie changera à partir de ce moment. Je me mets en mode combat. J’avise mon employeur que je ne pourrai pas être la ‘superwoman’ que j’étais. Je ne pourrai plus être disponible en tout temps. Heureusement, ils comprennent, j’ai de la chance.

J’ai suivi le protocole exact pendant 2 mois, pendant ces deux mois, j’ai été l’ombre de moi-même. Je n’étais plus capable de rien, mon esprit et mon corps étaient absents. J’ai deux enfants en bas âge, une maison et un travail, mais je ne peux plus m’occuper de rien.                    Il faut savoir que parmi les cinq antibiotiques, il y a un immunosuppresseur. Celui-ci abaisse ton système immunitaire, un peu comme la chimiothérapie. Après les deux mois d’antibiotiques, pendant lesquels j’ai eu d’énorme HERX, j’ai pris rendez-vous avec mon médecin pour lui demander si tout cela est normal. Après notre discussion je décide de prendre une pause des médicaments. Je sentais que j’allais dans le sens contraire de la guérison.

Je veux être certaine que vous comprenez que ceci est MON expérience, plusieurs autres personnes ont suivi le protocole complet et ont vu une rémission moyenne de 75%.                Mon objectif n’est pas de vous dissuader de prendre les antibiotiques pour vous traiter, mais bien d’être à l’écoute de votre corps et de vos convictions. Je sais bien qu’après des années de calvaire, la confiance en soi face à la maladie peut être de beaucoup diminuée. Je crois tout de même qu’il est important de se respecter dans le processus. C’est donc ce que j’ai fait, ma petite voix intérieure me disait de prendre une pause.

Pendant cette pause, j’ai continué mes recherches sur les traitements alternatifs, j’ai acheté le livre ‘Guérir naturellement de la maladie de Lyme’ par le Docteur Wolf D. Storl, dans son livre il raconte comment il s’est guérit de la maladie avec une plante nommée Cardère. J’ai donc poursuivi mes recherches sur cette cardère, c’est ainsi que je suis tombée sur cette fondation qui est encore très nouvelle : The Teasel Fondation. Je sentais qu’un prochain chapitre de ma guérison allait s’ouvrir. J’ai acheté le livre du fondateur Jim Lindl en version numérique et j’ai été convaincu. Je ne pouvais pas passer à côté d’un traitement naturel, un traitement qui s’approche de mes convictions et de mes valeurs profondes. J’allais au moins l’essayer.

Dans le prochain et dernier article, je vous raconterai mon parcours avec la Cardère. Je peux déjà vous dire qu’il y a 4 mois, les symptômes autant physiques que mentaux de Lyme était si fort que je n’aurais jamais été capable d’écrire ces lignes. Pour moi ça en dit beaucoup, et pour vous?

Le reste de mon histoire à suivre bientôt.

Vanessa Grenier
Québec, Canada, 22 février 2017

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