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Post #3 from Jim Lindl: Avis à tous les fermiers bio du Mid West américain !

Bonjour, c’est Jim. Le thème d’aujourd’hui, c’est la production de la cardère et le goulot d’étranglement que je vois se profiler dans la fabrication des teintures de cardère fraîche. Je pense discuter plus tard de la solution au problème, dans mes blogs, mais je veux d’abord attirer votre attention sur des aspects importants de la cardère. Laissez-moi commencer par vous expliquer ce que j’ai appris des producteurs experts de la teinture de cardère fraîche.

La semaine dernière, une merveilleuse famille allemande a séjourné chez nous, dans notre ferme, en France, pour profiter de la saison estivale et parler sérieusement de l’avenir de la cardère. Je crois bien qu’ils sont les principaux producteurs de teintures de cardère fraîche dans le monde. Leur entreprise familiale existe depuis plus de trois générations. La production commence avec la graine qui est cultivée en serre, qu’on repique en pleine terre dans le champ. La production de la teinture, de la cuve de macération jusqu’à la mise en bouteille, prend 18 mois. Tout est fait maison. C’est la condition sine qua non d’une teinture de qualité, mais cela constitue en soi un goulot d’étranglement… En effet, un produit de qualité ne se prête pas à une production mécanisée à grande échelle car un long temps s’écoule entre la récolte des racines et la fin de la macération. Ce processus n’est pas éloigné de la viticulture. Il nécessite autant d’amour et de science que le vin.  Ce produit raffiné, comme le vin, est synonyme de dur labeur dans des champs boueux. Ici, on ne parle pas de cardère séchée produite par des méthodes industrielles et que l’on trouve à foison sur le marché d’aujourd’hui.

La cueillette de cardère sauvage est un sujet délicat que j’aborderai un autre jour. Pour produire une qualité durable et régulière, ça n’est pas indiqué. Les variables sont tout simplement trop nombreuses pour envisager une chaîne de cueillette de la plante sauvage en vue de produire de la teinture de cardère fraîche. C’est possible en petites quantités, et ça s’est déjà fait. Mais, c’est réservé à une consommation locale, selon moi. En fait, je ne suis pas le seul à insister sur la nécessité d’une transparence absolue depuis la cueillette jusqu’à la mise en bouteilles. On a le droit de savoir. Il y un risque élevé lié à la qualité quand on achète des produits issus de la cueillette sauvage. On peut facilement brûler les étapes, selon moi. La cueillette sauvage est un processus risqué de ce point de vue. Mais, davantage là-dessus dans mes prochains articles.

En fait, j’ai glané quelques idées au contact de cette famille allemande. Par exemple, nous pouvons tous coopérer au sein d’une fédération de producteurs et de petits cultivateurs organiques indépendants pour répondre à la demande que je prévois ces prochaines années.

Voici quelques photos de cardère sauvage produite dans notre ferme où les conditions de sol lourd et humide idéales sont présentes en certains endroits. La cardère pousse près d’un terrain forestier alimenté par une source, donc très humide, tout près de notre grenouillère. Début août 2016…

Cette photo de moi a été prise dans le champ de 1 hectare où le sol est de bonne qualité et prêt pour la culture de la cardère. La cardère s’épanouit dans un sol semi-lourd pourvu qu’il y ait suffisamment d’humidité en été.  Vous avez remarqué comme l’herbe est verte ? Nous sommes le 5 août 2016. Quand on pense qu’il n’a pas plu une goutte d’eau depuis la mi-juin ! Pourtant, on voit bien que le sol est humide. Ces conditions sont idéales pour cultiver la cardère. Quelqu’un sur ce blog a-t-il un terrain similaire où on pourrait cultiver la cardère, dans les régions des grandes plaines aux États-Unis, par exemple ? … Il faut un terrain qui n’a jamais été pulvérisé aux engrais chimiques, y compris les terrains voisins.  C’est obligatoire. Contactez-nous à la fondation pour nous aider à construire une base de données de producteurs locaux potentiels. Nous vous fournirons tous les détails nécessaires si vous avez la main verte ou que vous êtes un maraîcher expérimenté avec de petites machines agricoles et la capacité de cultiver de la saison de plantation jusqu’à la récolte, en fin d’automne-début d’hiver, avant que le sol ne gèle. Nous avons commencé à planifier pour la saison 2018… dans le monde entier.

Jim

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